CIMS publie les résultats d’une étude réalisée avec OpinionWay auprès de 1001 Français afin d’évaluer leur perception du marché du travail, leurs attentes vis-à-vis des recruteurs et leur positionnement face à l’usage de l’intelligence artificielle dans les processus de recrutement.
- Un marché sous tension, mais une satisfaction professionnelle qui demeure élevée
Dans un contexte marqué par les incertitudes économiques et politiques, les Français en activité expriment une forme de prudence puisque 73 % estiment que ce n’est pas le bon moment pour changer de travail. Malgré cela, le rapport au travail reste relativement positif avec 73 % des actifs déclarent être heureux dans leur emploi actuel.
Cette stabilité n’exclut pas des envies de mobilité, notamment chez les plus jeunes, puisque 38 % indiquent souhaiter changer d’entreprise dans les mois à venir, un chiffre qui monte à 51 % chez les moins de 35 ans.
Amandine Reitz, DRH Europe d’iCIMS, observe : « Les résultats montrent un équilibre entre prudence et volonté d’évolution. Les Français sont globalement satisfaits, mais restent attentifs aux opportunités pouvant améliorer leur trajectoire professionnelle. »
- L’intégration de l’IA dans les processus de recrutement : une fracture générationnelle marquée
L’étude met en évidence des perceptions contrastées selon l’âge concernant l’usage de l’intelligence artificielle pour faciliter la recherche d’emploi :
- 40 % des Français en activité pensent que l’IA peut les aider à identifier un emploi qui leur correspond, dont 58 % chez les moins de 35 ans, et seulement 26 % chez les français de 50 ans et plus.
- 40 % déclarent faire confiance aux outils d’IA pour trouver leur prochain emploi, un chiffre qui monte à 56 % chez les moins de 35 ans, contre 29 % chez les 50 ans et plus.
Amandine Reitz précise : « L’étude confirme que l’IA est perçue comme un soutien par les jeunes générations, qui y voient un levier d’efficacité. À l’inverse, les profils plus expérimentés se montrent plus prudents, ce qui traduit un besoin d’accompagnement et de pédagogie dans l’usage de ces outils. »
- Des attentes différenciées vis-à-vis des recruteurs
Les attentes exprimées par les Français à l’égard des recruteurs restent fortes, mais varient sensiblement selon les générations :
- 56 % considèrent très important de maintenir un contact humain tout au long du processus de recrutement, contre seulement 47 % des 18-24 ans et 44 % des 25-34 ans.
- 47 % accordent une grande importance à la compréhension de leur CV, un taux qui monte à 53 % chez les 18-24 ans.
- 45 % estiment que l’absence de discrimination est un critère essentiel, contre 57 % chez les 18-24 ans.
- 31 % attachent beaucoup d’importance à la rapidité du processus de recrutement, contre 40% chez les 18-24 ans
Enfin, 76 % souhaitent une transparence des entreprises sur l’utilisation éventuelle de l’IA par les recruteurs.
Amandine Reitz conclut : « Les données révèlent des attentes très différentes selon les tranches d’âge. Les recruteurs doivent aujourd’hui adapter leurs pratiques pour répondre à la fois aux candidats attachés à une relation humaine et à ceux qui privilégient une expérience rapide, digitalisée et transparente. »

